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Résumé :
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" Faire ramadan, je sais ce que c'est. Du lever au coucher de soleil. On ne mange pas, on ne boit pas. On n'avale même pas sa salive. Le ramadan, je ne l'ai jamais fait. Mais aujourd'hui, je commence mon ramadan à moi. Et aucun dieu ne l'a prescrit. C'est moi qui décide. Je fais le ramadan de la parole. Aucun mot ne sortira plus de ma bouche. De mon lever à mon coucher. Et tant pis pour le soleil. Je ne parlerai plus qu'à la nuit. Parce qu'à la nuit, personne ne m'empêchera de parler comme je le veux, de dire ce que je veux. Parce qu'à la nuit je vais à la fenêtre de ma chambre, je regarde le ciel. Et je parle. Libre. " Dans la nouvelle qui donne son titre à ce court recueil, une adolescente de quinze ans s'insurge contre le voile et la morale conservatrice des hommes. Dans Même les Chinoises n'ont plus les pieds bandés, une autre jeune fille, enfermée dans sa chambre, refuse de porter le corset que lui impose sa mère, déchire la Bible qui lui a été donnée et se lance dans un vibrant plaidoyer pour l'accès à l'éducation, à la lecture et au savoir : "Je veux connaître. L'intérieur d'une maison ne pourra jamais être mon horizon". Dans A l'affiche, une jeune femme ulcérée de voir sa mère poser pour des publicités voudrait "crever les yeux de toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas voir qu'il y a là un corps nu juste pour faire vendre". Portée par une écriture vive, Jeanne Benameur offre trois textes en révolte contre l'asservissement de la femme, contre tout ce qui entrave la liberté de leur corps.
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